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Publié le février 5th, 2015 | par Aken

Tutoriel Maschine : Optimisez votre workflow en 6 étapes

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De nombreux musiciens et DJs utilisent Maschine pour le live, mais de très nombreux musiciens et DJs utilisent des produits de la concurrence (Live, Traktor, Bitwig, Reaktor, Max, etc.). Peu d’entre eux, pourtant, ont utilisés ou utilisent Maschine à son plein potentiel. Ce tutoriel a donc comme objectif de vous présenter six techniques de pro pour vous permettre d’élaborer une session live entièrement dans Maschine. Vous verrez qu’en adoptant une procédure de préparation correctement structurée, il devient très facile de créer un live à la fois cohérent et vivant, tant sur le plan musical que gestuel.

L’idée générale est de réussir à tirer partie des forces et des faiblesses de Maschine pour optimiser correctement son workflow. L’ergonomie particulière de Maschine, que je vais décrire plus bas, force une certaine manière d’organiser son contenu sonore dans le cas où l’on souhaite créer une session live comportant une grande variété de choix accessibles facilement. Par “facilement”, je fais référence à une correcte hiérarchisation des sons et des actions qui facilite la création en live et permet, par exemple, l’improvisation.

Sommaire des six étapes que vous devez connaître :

  1. Organisez vos groupes
  2. “Normalisez” vos groupes
  3. Identifiez et entraînez les parcours gestuels
  4. Optimisez l’accès aux fonctions les plus courantes
  5. Gérez vos ressources avec les effets send
  6. Améliorez vos niveaux de groupement avec les samples et les synths

Ces titres peuvent paraître un peu mystiques, mais vous allez tout comprendre dans les lignes qui suivent.

1. Organisez vos groupes

Comme vous le savez sûrement, Maschine repose sur trois niveaux de groupement : le “sound” (son), qui regroupe les notes, le groupe, qui regroupe les sons et le master, qui regroupe les groupes. Ce qui nous fait quatre niveaux au total, quand on compte celui des notes.

regroupement

La première chose à faire est d’organiser ses groupes. Ils constituent le dernier groupement avant le master et forment en quelque sorte les catégories instrumentales de votre projet. Sachant que nous allons traiter les groupes avec des effets (étape 2 !), il faut essayer de limiter au plus possible le nombre de groupes. Huit est un bon nombre, mais il vous faudra un bon laptop pour assumer. La meilleure manière de procéder est de commencer simple, avec peu de groupes, et créer des catégories sonores (nouveaux groupes) au fur et à mesure que votre projet avancera. Maintenant, par quoi on commence ?

Pour les drums, il y a beaucoup de solutions. Je vais vous présenter ici quelques modèles courants ainsi que les avantages et inconvénients de chacun pour orienter votre choix.

Le mode finger drumming : un drumkit par groupe

Description

Ce type d’organisation des groupes est le plus simple et le plus adapté au jeu des mains. Vous avez tous les éléments de la batterie accessibles directement avec une main tandis que l’autre peut effectuer des gestes de sélection, appliquer des effets, etc.

Avantages

Les avantages sont très clairs avec ce type d’organisation. Le fait de pouvoir jouer tout son drumkit avec une main est un plus non négligeable lorsque l’on veut produire une performance convaincante. Non seulement c’est plus impressionnant visuellement, mais en plus vous pouvez effectuer d’autres actions en simultané (avec l’autre main). Même lorsque vous jouez avec les deux mains, l’accès direct à tous les éléments du kit vous permet de littéralement imiter un jeu de batteur, ce qui n’est pas possible lorsque vous disséminez les différents éléments de votre kit sur plusieurs groupes. Un autre avantage est que vous ne monopolisez qu’un seul groupe, ce qui est une bonne chose quand on cherche à ne pas surcharger le projet.

Inconvénients

Un des inconvénients majeurs est que, pour pouvoir profiter pleinement de ce type de configuration, vous devez avoir certaines notions de finger drumming. Si vous jouez vos drums avec vos deux mains, c’est une configuration qui reste intéressante, mais d’autres problèmes subsistent. Premièrement, 16 pads c’est peu. Si vous souhaitez mettre en place un projet de live, ce sera certainement insuffisant. Vous allez donc devoir étendre votre drumkit à plusieurs groupes ou peupler les notes (je reviens là-dessus plus bas). Ce n’est pas mauvais en soi, mais cela risque de poser de sérieux problèmes dans l’organisation de vos effets si votre session est élaborée. Cela nous amène à notre deuxième point : les effets. Avec une telle configuration, il est difficile de mettre en place des effets dédiés à un type particulier d’élément dans le groupe. Compte tenu de la structure de Maschine, soit vous allez insérer des effets qui affecteront tous les éléments du kit (peut être insuffisant dans un groupe aux sons variés), soit des effets qui affecteront chacun des éléments (trop lourd). Si vous devez élargir votre kit, cela risque vite de devenir ingérable sur le plan des effets, tant gestuellement que du point de vue des performances de votre unité de calcul (laptop).

Mon avis

La configuration finger drumming est, même si vous n’avez pas encore pris connaissance des autres config, la plus efficiente de toutes lorsqu’il s’agit de projets simples ou lorsque la performance repose en grande partie sur votre jeu de batteur aux pads. Elle est aussi celle qui s’impose lorsque vous souhaitez sortir du paradigme de la progression (ajout des éléments les uns après les autres). Compte tenu de la structure particulière de Maschine, elle n’est pas recommandée dans sa forme simple (je reviens là dessus plus bas) pour les projets conséquents et/ou lorsque le jeu à la batterie n’est pas très important. En résumé : parfait pour les routines ou autres performances de courte durée, pas forcément le plus adapté pour l’électro progressive.

L’approche studio : un groupe par type d’élément

Description

Ce que j’appelle “approche studio” est un type d’organisation qui imite le séquençage traditionnel (par pistes) en tenant compte des regroupements d’éléments par type de spectre. L’idée est de séparer les types de sons du drumkit et de les placer dans des groupes séparés afin qu’ils aient leur propres patterns et propres effets.

Avantages

De manière générale, elle fourni une segmentation logique du flux rythmique, ce qui permet d’attribuer et proprement régler des effets par catégories de sons et permet d’accéder instantanément à tous les sons (jusqu’à 16) d’une même catégorie. Un autre avantage est que ce n’est seulement rarement que vos deux mains seront occupées à générer le rythme, ce qui est assez utile si vous ne vous concentrez pas exclusivement sur le drumkit de Maschine. Enfin, vous n’aurez pas besoin d’être particulièrement habiles de vos doigts, puisque vous jouerez un type de son à la fois en live ou utiliserez le step sequencer.

Inconvénients

Bien sûr, ce type d’organisation occupe plus de groupes et ne permet pas le finger drumming “traditionnel”. Vous allez être forcés d’introduire les parties de votre séquence rythmique successivement, ce qui écarte, en général, les performances basées sur la virtuosité rythmique (bien que ça n’empêche absolument pas de créer des rythmes riches ou complexes).

Mon avis

La configuration studio est, comme vous l’avez deviné, optimisée pour l’électro progressive. Occupant souvent 3 à 5 groupes, elle peut s’avérer très utile dans les projets d’envergure. Son principal atout est la gestion des effets qu’elle induit, puisqu’elle offre un compromis parfait entre diversité et optimisation des ressources.

La synthèse sonore

Description

Constituer un kit avec des sons de synthétiseur peut en rebuter plus d’un, surtout les musiciens adeptes du hip-hop ou de la house cherchant à exprimer des beats ultra puissants où les harmoniques jouent un rôle à la fois primordial et complexe. Utiliser la synthèse sonore pour constituer ses kits de batterie est cependant un excellent moyen de créer des sets créatifs, vivants et économes en ressources.

Avantages

Les avantages de la synthèse sonore sont nombreux. Le plus évident est probablement la capacité qu’elle offre de modifier de très nombreux paramètres du son en échange d’une très faible consommation des ressources. En gérant bien vos presets, vous aurez la possibilité de mettre en place un grand nombre de sons utiles directement accessibles (ou quasi-directement) sur peu de pads. Niveau effets, si vous êtes forts, 2/3 effets suffiront sur le groupe.

Inconvénients

Constituer un bon kit fait de drums synthétiques requiert un peu de temps et un certain degré de compréhension du concept de synthèse sonore. Il est assez difficile d’obtenir des sons qui occupent le spectre de la même manière que dans l’EDM, et il est assez difficile de maîtriser l’homogénéite du kit lorsqu’on se lance dans des modifications de timbre peu orthodoxes. Correctement exploiter les possibilités offertes par la synthèse peut également requérir un certain nombre de contrôles supplémentaires (knobs, faders, etc.).

Mon avis

Créer un kit à partir de sons de synthèse est extrêmement amusant et formateur, en plus d’être un formidable moyen de produire du rythme.

Explorer le quatrième niveau avec les “notes-samples”

Description

Dans Maschine, il est possible d’utiliser le piano roll du sampler (son) pour charger des samples sur chacune des notes, un peu comme de nombreux samplers du marché. Ainsi, lorsque vous passer en keyboard mode (mode clavier), chaque pad joue un sample différent au lieu de pitcher le sample de base situé au niveau supérieur (ou inférieur, selon le point de vue 😉 ).

Avantages

Faire ainsi permet d’économiser de la place et d’étendre le nombre de samples directement, ou presque, accessibles sur votre contrôleur. Cette configuration est particulièrement intéressante lorsqu’elle est combinée à une structure orientée finger drumming, puisqu’elle vous permet de sélectionner rapidement quel sample sera joué sur chacun des pads sans avoir à créer de multiples groupes. C’est un peu l’équivalent du “Last Drum Rack You’ll Ever Have to Make”, une technique consistant à charger sur chaque cellule du drum rack d’Ableton Live une collection du même type pour ensuite naviguer dedans avec un simple knob. Ici, donc, il s’agit de reproduire le même type de workflow en chargeant, par exemple, une centaine de kicks sur le pad 1, des snares sur le pad 2, des hi-hats sur le pad 3, etc. Vous pouvez jouer votre drum kit avec votre main droite et changer à la volée l’élément qui ne vous convient pas. Pour ce faire, il vous suffit de sélectionner le pad voulu, puis d’appuyer sur “pad mode” puis oct +/- ou sem +/- sur l’écran de droite. Cela va changer le root note de votre pad et donc le sample utilisé dans la liste. Vous pouvez bien sûr utiliser le piano roll de bien d’autres manières avec vos samples (un autre exemple est donné au point #6), mais là je viens de vous donner une technique optimisée pro.

Inconvénients

L’inconvénient de cette technique est que tous les samples que vous aller charger sur le piano roll seront groupés sur le plan de leur paramètres. Si, par exemple, vous souhaitez changer le pitch d’un des samples, c’est tous les samples du pad qui vont être pitchés de la même façon. Aussi, le sampleur par défaut de Maschine est un peu limité. Si vous voulez aller plus loin dans le contrôle de vos samples, je vous suggère de charger un sampleur tiers, comme Battery ou Kontakt (ou autre, bien sûr).

Mon avis

Tirer parti des “notes-samples” est une façon très intelligente d’exploiter au maximum les possibilités offertes par Maschine. Si vous voulez pousser votre projet plus loin que ce qui se fait couramment et devenir un utilisateur avancé de ce séquenceur, vous n’avez pas d’autre choix que d’explorer les options qui s’offrent à vous de ce côté là.

Ensuite…

En fonction du type d’organisation que vous aurez choisi pour vos drums, il ne restera plus qu’à “compléter” avec les autres types de sons que vous serez à même d’utiliser lors d’un live. Comme je vous le disais plus tôt, et c’est valable pour les drums comme pour le reste, commencez petit et ajoutez au fûr et à mesure, quitte à avoir seulement un pad chargé par groupe au commencement (j’exagère un peu mais vous avez l’idée). Le plus important est d’être organisé avant tout, puis de bien connaître chacun des éléments insérés dans le projet, afin que rien ne soit inutile. Bien sûr, votre set risque d’évoluer au fil du temps et il vous faudra régulièrement réévaluer la pertinence de chacun des éléments de votre composition (sons, effets, structure, etc.) pour ne pas finir avec trois pages de groupes.

En dehors des drums, la configuration classique est d’ajouter un groupe par type de son mélodique. Comme vous allez vous servir des notes, vous ne pourrez pas empiler plusieurs samples sur un pad (techniquement vous pouvez, mais c’est plutôt déconseillé). Vous aurez donc au moins 3 groupes supplémentaires : un pour les basses, un pour les leads et un pour les samples divers (voix, stabs, etc.). Enfin, je vous recommande de réserver un dernier groupe pour les effets send, sujet que nous allons aborder un peu plus loin dans ce tuto.

2. Normalisez vos groupes

Une fois que vous avez défini une stratégie d’organisation de vos groupes, il sera très important de faire de sorte à ce que tout le monde soit à peu prêt au même niveau sonore, clean, placé dans l’espace et qu’en sortie ça ne sature pas. En gros, vous allez sculpter le flux audio en sortie de vos groupes et du master pour que tout soit homogène quelque soit le son déclenché. Je ne vous cache pas que c’est touchy, puisqu’il s’agit de faire une sorte de “mixage + mastering” dynamique qui se révèle souvent à la fois précis et drastique. Je vous explique.

En live, il y a quelque paramètres que vous n’allez pas vraiment avoir le temps de gérer et qui vont être relativement important pour que votre mix soit convaincant. Ces paramètres sont, d’une part, ceux qui vont donner une forme au spectre sonore de vos groupes et, d’autre part, ceux qui vont vous permettre de réduire la dynamique d’intensité du signal. Dans le premier cas, l’objectif est de donner une couleur au groupe, de le placer dans le spectre de fréquences afin qu’il soit parfaitement audible. On y parvient à l’aide d’au minimum un equaliser sur chaque groupe. L’idée est de couper les fréquences inutilisées ou inutiles et d’éventuellement mettre en valeur celles qui seront caractéristiques du groupe. Par exemple, l’EQ que vous allez mettre sur votre groupe dédié au kick comportera un creux dans les mediums. L’EQ mis sur les snares, au contraire, favorisera légèrement les mediums et les aigus et atténuera les basses/medium-basses.

Dans le cas du traitement dynamique, l’idée est d’homogénéiser l’intensité sonore entre les parties, afin de maintenir automatiquement l’équilibre lorsque vous décidez de changer de kick ou de synthé, etc. Pour ce faire, vous utiliserez principalement des compresseurs et limiteurs (un par groupe devrait suffire au début) afin d’écraser quelques crètes et faire remonter le matériel moins audible. Bien géré, l’écrasement des crêtes va en plus créer des harmoniques qui vont rajouter du punch à vos sons.

Enfin, à l’intérieur des groupes, je vous recommande d’effectuer une spatialisation de vos différents sons afin d’améliorer leur clarté et le plaisir de leur écoute. Pour un début qui fonctionne bien, suivez les règles suivantes : tous les sons graves doivent rester au milieu, plus c’est aigu, plus vous pouvez vous permettre d’écarter sur les cotés. Essayez d’équilibrer : si vous mettez un synthé 50% à gauche, mettez un concurrent environ 50% à droite, comme une voix, une guitare, un autre synthé, etc.

Si cela vous semble encore un peu obscur, sachez que j’irai un peu plus loin dans un futur article spécifiquement dédié à ce sujet. La deuxième bonne nouvelle est que, même avant ça, je ne manquerai pas de vous présenter toutes ces techniques dans un tutoriel vidéo à venir prochainement.

3. Identifiez et entraînez les parcours gestuels

Maintenant que votre projet est organisé, où qu’il commence à l’être (car un bon projet est un projet qui évolue au fil de vos expériences et réflexions), vous allez encore l’améliorer en identifiant vos parcours gestuels. Ce que j’appelle parcours gestuel est le nombre d’actions à effectuer pour obtenir ce que vous voulez : déclenchement du son x au moment y, actions à effectuer pour atteindre l’effet Z à partir de la séquence S, etc. C’est à partir de là que vous allez réévaluer votre configuration des groupes, l’emplacement de vos effets, vos mappings, etc.

Pour correctement évaluer vos parcours gestuels, vous n’avez pas d’autre choix que de créer un live, pour de vrai. Un petit bout de live effectué par cœur à l’action prêt se nomme une routine. C’est grâce aux routines que vous allez constituer des projets de live optimisés à mort et être en mesure de proposer des performances réglées au millimètre, même lorsque celles-ci comporteront une part d’imprévu.

Pour les routines simples (comme les vidéos présentées ci-dessus), je ne vais pas vous dire comment faire, car il vous suffit d’avoir un peu de mémoire, de pratique, et surtout car ce n’est pas l’objectif ici. Si vous souhaitez créer une routine plus complexe en préparation d’un live set, la première chose à faire est de créer des boucles qui aboutiront à des scènes. En organisant vos scènes, vous allez avoir la structure de votre routine qui va se dessiner tandis que la question des transitions va progressivement émerger. Vous avez bien compris, la problématique du parcours gestuel doit venir après les considérations musicales. Vous devez d’abord penser musique, puis ensuite vous demander “bon, comment je fais pour passer de la scène 9 à la scène 10 ?”, en vous fixant comme objectif de tout jouer en live. Normalement, si vous vous posez subitement cette question de cette manière, vous allez réaliser qu’il est physiquement impossible de passer instantanément d’une scène à l’autre tout en jouant live. Vous allez devoir prioritiser vos actions. Une fois encore, votre démarche doit avant tout être motivée par des considérations musicales : Quels éléments de la scène suivante dois-je présenter en premier ? Quels éléments de la scène courante dois-je abandonner en premier ? Serait-il intéressant de créer un effet de transition entre les deux scènes ?

Ensuite seulement, vous devez évaluer les actions qu’il vous faudra exécuter pour mettre en place vos éléments. Une technique, par exemple, pour ceux qui ont peur de s’emmêler les pinceaux, consiste à “timer” vos actions. Vous pouvez commencer à une action par temps : lorsque vous passez d’une mélodie à une autre qui doit être jouée dans un groupe différent, vous devez appuyer sur quatre boutons (bouton du groupe, pad du synthé, shift + pad mode). Vous pouvez alors prévoir d’arrêter votre mélodie courante quatre temps avant la fin de la séquence pour effectuer vos actions au rythme d’une action par temps. Ça paraît bête, mais vous allez progresser très vite en procédant de cette manière tout en offrant une prestation gestuelle rythmée : n’hésitez pas à exagérer un peu vos gestes pour ajouter une dimension scénique à votre performance !

4. Optimisez l’accès aux fonctions les plus courantes

Dans un monde parfait, le timing de vos actions vous permet d’accéder à toutes vos fonctions facilement, exactement comme vous le souhaitiez. Dans la vie réelle, ça ne se passe pas exactement comme ça. Vous allez vous rendre compte qu’accéder à un effet x requiert tellement d’actions que votre transition y va devoir durer deux ou quatre fois plus de temps que prévu, ou encore que des vides gênants vont s’insérer dans votre complexe routine. Déplacer vos sons, groupes ou effets ne sera parfois pas suffisant ou trop contraignant par rapport à la structure de votre projet ou aux différentes stratégies que vous avez mis en place.

Avec Maschine, vous avez le choix entre deux méthodes de raccourcis qui vont vous permettre d’optimiser l’accès à vos fonctions : les macros et le mapping de contrôleurs externes. Les macros vous permettent de réunir au même endroit l’accès à un certain nombre de paramètres du séquenceur (pas tous, malheureusement). Tous ces paramètres seront alors accessibles grâce au knobs du contrôleur (MkII ou Studio) dans la rubrique MACROS de la section CHANNEL. Une fois vos macros définies, vous aurez réduit votre parcours gestuel pour ces paramètres là à quelque chose de relativement fluide. L’autre méthode, qui peut être utilisée en remplacement ou en complément des macros, consiste à utiliser un contrôleur externe afin d’y mapper les paramètres les plus évidents comme les plus inaccessibles. En plus d’améliorer conséquemment votre workflow, vous enrichirez la qualité scénique de votre performance. En naviguant sur Djtuto, vous trouverez de nombreuses informations sur les contrôleurs du marché.

5. Gérez vos ressources avec les effets send

Je l’ai souvent laissé entendre dans le premier point dédié à l’organisation des groupes, l’économie des ressources est une donnée importante lorsque l’on entreprend la création d’une session live. Je vous assure que vous ne voulez pas que votre musique ralentisse, craquelle pendant un show pour avoir surestimé les capacités de votre laptop ou sous-estimé la consommation processeur de vos plugins. De loin, les plugins d’effets sont les plus gourmands. La plupart d’entre eux va solliciter vos ressources en permanence et c’est la raison pour laquelle vous allez devoir limiter leur utilisation. Nous avons vu, au début de ce tuto, que la correcte organisation des groupes participe pour beaucoup à une économie de plugins, puisqu’elle a notamment pour but de catégoriser les éléments sonores. En insérant, par exemple, une reverb sur un groupe bien calibré, vous n’avez pas besoin de l’insérer sur chacun des pads, ce qu’il faut à tout prix éviter.

Utiliser les effets send permet deux choses en une. Cela vous permet de temporairement rediriger un pad ou un groupe vers une chaîne d’effets (versatilité), ce qui, dans le même temps, vous évite d’avoir à mettre ce même effet à tous les endroits où vous êtes susceptible d’y avoir recours (économie). C’est pourquoi je vous recommandais plus tôt de réserver un groupe pour les effets send. L’idée est de créer une chaîne d’effets sur deux pads de votre choix afin de pouvoir leur rediriger à tout moment une partie du flux sonore. Comme pour les autres points, un tutoriel vidéo est en préparation pour vous montrer tout ce qu’il faut savoir sur la gestion des effets dans Maschine.

6. Améliorez vos niveaux de groupement avec les “notes-samples”

Pour terminer cet article plein de bons conseils, je vous suggère d’explorer les possibilités offertes par le sampler de maschine au niveau des notes, mais également les possibilités offertes par d’autres samplers à ce niveau là (par exemple, Kontakt et Battery, tous deux de Native Instruments). Depuis la version 2.2 et l’ajout de l’arpégiateur, il est possible de créer des séquences sonores très variées en jouant avec les différents paramètres mis à notre disposition. La plupart des gens vont instinctivement utiliser l’arpégiateur pour créer des mélodies, mais en replissant les notes d’un pad avec des samples, il est possible de créer des successions de samples originales qui inspireront vos compositions et pimenteront vos lives. Encore ici, un tutoriel vidéo est en préparation pour vous montrer quelques manipulations qui font de Maschine un séquenceur de choix pour des performances originales.

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