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Guide Telechargement

Publié le octobre 29th, 2014 | par Aken

Où aller chercher ses tracks ? Tous les endroits, sans censure.

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C’est probablement l’une des plus importantes activités en tant que DJ : chercher et écouter des tracks pour les intégrer à sa playlist. Probablement 50% de la qualité d’un DJ se trouve dans la qualité de sa sélection. Encore faut-il savoir où chercher. Heureusement que Djtuto est là ! :)

Parfois vous trouvez des guides sur internet de gens qui vous donnent des adresses où trouver vos tracks et, bien souvent, ces sites sont connus, payants, commerciaux et/ou ont une entente avec la personne qui vous suggère d’y aller. Ce n’est pas notre cas, alors, si vous voulez les perles, suivez le guide avec nos étapes clés pour trouver la musique qu’il vous faut.

Identifier le style de musique que vous recherchez

Pour trouver la musique que vous voulez mixer, vous devez savoir comment elle s’appelle. C’est bête mais pas forcément si évident, surtout lorsqu’on est un DJ débutant. Qu’est-ce qui est et qui n’est pas de la deep house ? Ce que je viens d’écouter est-il du trap ou du juke ? C’est quoi la différence avec du footwork ? Qu’est-ce que je préfère ? Comment je m’appelle ???

La meilleure technique consiste à trouver ou retrouver les quelques tracks que l’on aime et de trouver des artistes/oeuvres considérés comme similaires par d’autres. C’est après, dans les descriptifs ici et là, que vous allez avoir une meilleure idée du style que vous êtes en train d’approcher. Une bonne idée est donc de commencer avec Last.fm. Vous connaissez sûrement ce site web qui vous permet de dire à vos amis ce que vous écouter en permanence, et bien grâce à toutes ces années d’attention whoring, l’algorithme de Last.fm est capable de trouver des artistes similaires avec une grande efficacité. Admettons que vous venez de tomber sur Mystify de XXYYXX. Vous allez sur Last.fm, vous entrez XXYYXX dans la recherche, cliquez sur le profil qui correspond et vous arrivez là : http://www.last.fm/music/XXYYXX. Bravo ! Sous les premières photos vous avez des tags qui sont généralement assez pertinents. À droite, vous avez une colonne “Similar artists”, c’est ici que va commencer le vrai plaisir.

Télécharger le style de musique / les artistes que vous recherchez

Dans les magazines, à la télé où dans tous les endroits où les gens ont peur de froisser les autorités, on va vous dire qu’il y a des endroits légaux pour se fournir en musique et d’autres endroits qui le sont moins. Je préfère parler de besoins et de désirs… et aussi de porte monnaie. Si j’avais du payer chaque track que j’ai écouté jusqu’à maintenant, je serais sûrement endetté bien comme il faut. En fait je pense que je serais déjà mort de faim, en prison ou inculte. Grâce à internet je n’ai eu à me méfier d’aucune de ces perspectives. Mais bien que tout (ou presque) est accessible gratuitement maintenant, je choisi quand je vais payer. J’achète de la musique lorsque :

  • Je ne la trouve pas dans les circuits gratuits

C’est la piste du besoin : parfois la track que vous venez d’entendre est une exclusivité et personne ne l’a encore mise à disposition sur le net. Vous avez un gig dans deux jours et vous voulez impressionner le monde ? Achetez là !

  • Elle est sortie il y a longtemps mais… je ne la trouve pas dans les circuits gratuits !

Dans d’autres cas il peut s’agir d’artistes moins connus et votre seule solution est alors d’acheter, ce qui est une bonne chose, puisque même si vous êtes contre la monétisation des enregistrements, cela encourage les jeunes artistes et, accessoirement, vous donne accès à ce que vous vouliez.

  • Elle se trouve facilement dans les circuits gratuits

Parfois, vous aimez tellement un artiste que vous ressentez une excitation immense à l’idée de télécharger des œuvres de lui que vous ne connaissiez pas. Si votre budget le permet, n’hésitez pas à louer le ciel pour toutes ces bonnes vibrations et remerciez l’artiste en lui achetant ses tracks !

Maintenant que vous avez un guide efficace pour accompagner votre comportement d’auditeur au travers de ce monde de tentations, voici les endroits que vous devez connaître absolument si vous souhaitez devenir un fin connaisseur, un DJ toujours à la page.

Les circuits payants

Vous les connaissez déjà, sauf si vous revenez d’une longue phase de méditation au Tibet, les sites d’achat de musique sont désormais d’immenses usines où chacun peut proposer ses œuvres à un prix qui se situe en général autour de 1$ la track. Parmi ces derniers vous trouverez Itunes, qui offre probablement la plus grande sélection d’oeuvres, mais aussi la plus généraliste. Certains vous diront qu’il préféreront aller sur Amazon, même si le catalogue est moins grand. Pourquoi ? Itunes propose du AAC à la place des MP3 ! En un peu moins généraliste, Beatport est une référence surtout si vous cherchez de l’EDM. Beatport est en fait le généraliste de l’EDM : du fait de l’abondance de musique électronique commerciale, la distinction entre ses catégories est parfois un peu douteuse. A moins que vous ne connaissiez déjà à l’avance le nom des artistes que vous cherchez, je vous déconseille de tenter une recherche par style, vous aurez souvent le droit à tout et n’importe quoi. En légèrement plus spécialisé, vous avez Juno et Trackitdown qui ont une pléiade de petits producteurs intéressants en stock que vous pourrez retrouver facilement grâce à la recherche par style plus efficace que celle de Beatport.

Si vous êtes amateur de vraie house et deep house et dérivés de qualité (nu-disco, funk-house, garage, etc.), je vais vous donner l’adresse d’un site qui va changer votre vie : Traxsource. À la base Traxsource était un petit dealer digital de house underground qui s’est agrandi un peu en réussissant à conserver son esprit. N’essayez pas de trouver du Tiesto ou du David Guetta par là bas, vous allez être déçus. Le prix des tracks est un peu élevé dans certains cas, mais la raison est que de nombreuses œuvres s’y retrouvent à titre exclusif, parfois une semaine ou deux, parfois longtemps.

traxsource

L’interface de Traxsource, la nouvelle référence house / deep house.

Enfin, je ne saurais trop vous conseiller d’aller sur le site web des labels une fois que vous avez identifié les artistes/styles que vous aimez. Ca sera l’occasion d’élargir votre palette avec des œuvres que vous êtes très susceptible d’aimer, mais ça vous permettra aussi d’être tenus régulièrement au courant des dernières sorties (connectez-vous!) ainsi que d’acheter directement chez eux.

Les circuits gratuits

La manière la plus convenable de se fournir gratuitement en musique est d’aller là où les artistes sont habitués à vous laisser la télécharger librement. Deux endroits propices pour ça sont Bandcamp et Soundcloud. Si vous mixez des musiques électroniques, vous risquez de perdre un peu votre temps sur Bandcamp. Soundcloud, par contre, est le repère des nouveautés et petites perles dans ce domaine. Outre les très nombreuses musiques promotionnelles seulement en écoute libre, c’est là bas que mettent leurs tracks les artistes qui ne se sentent pas de faire un “album” (concept en perdition) et souvent ceux qui ne se sentent pas de monétiser leur musique non plus. Si vous avez correctement fait le travail de recherche en amont (noms d’artistes, styles, labels) vous allez pouvoir suivre de nombreuses chaînes qui vous fourniront quotidiennement en nouveautés que vous aller apprécier. Bien sûr, tout n’est pas téléchargeable, mais le cyber surfeur malin que vous êtes trouvera sans aucun problème son bonheur en tapant “soundcloud downloader” dans Google. Cette alternative du téléchargement de tracks à l’aide d’outils faits pour télécharger là où on n’est pas censés télécharger est déjà en vogue depuis un moment. Ceux qui sont habitués à écouter de la musique sur Spotify ou Grooveshark, des espèces d’Itunes avec écoute libre, playlists personnalisées et radios, savent de quoi je parle. Parfois on a envie de pouvoir écouter sa playlist offline sans avoir à débourser 1000 $ pour avoir le droit de le faire. Certains continueront à vous dire qu’utiliser un Grooveshark downloader c’est du vol, mais je leur rétorquerait que rien ne vous interdit d’enregistrer ce qui passe à la radio, alors pourquoi se limiter à appuyer sur REC et STOP sur un enregistreur si des outils adaptés vous facilitent le travail ?

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Si on monte un cran plus haut sur l’échelle du politiquement incorrect, on est forcé de parler des logiciels qui permettent de télécharger la musique massivement. À part pour les discographies d’artistes relativement connus, les réseaux de téléchargement torrent ne sont pas le meilleur moyens de trouver les pépites ou les nouveautés. Dans le domaine du P2P cependant, deux réseaux se démarquent par le nombre et la qualité de leurs contributeurs. Le premier est Soulseek. Soulseek est un vieux programme underground de l’époque de Napster. Similaire à ce dernier au niveau du client, sa particularité est d’être spécifiquement dédié à la musique. Vous pouvez faire des recherches sur n’importe quel mot clé, et le client va vous afficher tout ce qui se trouve partagé sur le disque dur de tous les autres utilisateurs. La grande force de Soulseek ne réside, d’après moi, même pas dans le fait que vous pouvez télécharger à peu près n’importe quoi d’un clic (vous pouvez même télécharger des dossiers entiers), mais surtout que vous puissiez ajouter des utilisateurs à votre liste et naviguer dans leur dossier de partage à tout moment. L’idée est donc de trouver les bons utilisateurs. Quand vous trouvez une track qui vous plaît, ajoutez l’utilisateur et regardez un peu ce qu’il a à proposer. Parfois ça sera très mal organisé et inexploitable (genre un dossier avec tout en désordre dedans), parfois vous allez tomber sur quelqu’un très à la page qui classe tout méticuleusement : BINGO.

Le jour où vous trouverez un utilisateur qui met régulièrement à disposition les toutes dernières sorties dans votre style de musique dans des dossiers séparés avec la date du jour, vous allez comprendre la véritable puissance de cet outil. Un gain de temps précieux quand on veut se concentrer davantage sur sa pratique. Le deuxième programme dont je voulais vous parler est un peu plus récent mais presque aussi underground. Son nom est Direct Connect ou DC, pour les intimes. Son fonctionnement est similaire à celui de Soulseek. La différence se trouve au niveau de son système de “hubs”. Le principe est que lorsque vous arrivez sur le réseau, à l’aide d’un client tel que DC++, vous ne pouvez pas faire grand chose. Il faut donc rejoindre des hubs, qui sont en fait des channels de discussion pour pouvoir accéder aux utilisateurs qui s’y trouvent. De cette manière vous pouvez effectuer une recherche (qui sera limitée aux fichiers disponibles dans l’ensemble des hubs que vous aurez rejoins) et naviguer sur le disque dur des utilisateurs à la Soulseek. Dans DC il y a des hubs publics et des hubs privés. Chaque hub à ses règles de partage. Les meilleurs endroits pour les nouveautés sont souvent les hubs privés qui réclament de votre part une assez grande quantité de musique partagée. Certains hubs privés sont durs à trouver, mais une fois que votre travail de détective a été correctement effectué (cela demande parfois de parler à des gens sur des forums, irc, Soulseek, etc.), vous pouvez avoir de très bonnes surprises.

Soulseek et DC sont de très bon moyen d’accéder à à peu près tout, et surtout de découvrir gratuitement beaucoup de musique dans le style que vous recherchez. Je précise “à peu près tout” car il m’arrive souvent de ne pas trouver là bas, par exemple, les toutes dernières tracks exclusives disponibles sur Traxsource. Savez-vous où je trouve ces tracks dans 70% des cas ? Youtube. Et oui. Cette situation est étrange, mais le système de monétisation de Youtube pourrait y être pour quelque chose. J’imagine que je n’ai pas besoin non plus de vous préciser qu’il existe de nombreux moyens de télécharger ce qui se trouve sur ce site…

Terminons cet article par la moins politiquement correcte de toutes les méthodes utiles pour trouver la musique qui fera de vous un DJ unique. Plus haut je vous parlais de Soulseek et de ces quelques rares utilisateurs qui partagent leurs nouveautés qu’ils classent régulièrement et méticuleusement. Certains d’entre eux ont rapidement compris que cette activité pouvait leur être profitable. Vous trouverez donc de nombreux sites internet qui proposent le téléchargement gratuit des derniers albums et EPs dans toutes sortes de styles différents. Je vous laisse trouver les bons mots clés Google car je ne veux pas vraiment encourager cette activité. Le principe réside dans le fait qu’ils se procurent les nouveautés et les uploadent sur des services de téléchargement de type Zippyshare, Uploaded, etc. Ils gagnent ainsi de l’argent grâce aux visites sur leur site (publicité) et le système de monétisation proposé par les services de redirection et de téléchargement. Certains vont plus loin en proposant un accès FTP à leur disque dur sous forme d’abonnement mensuel. L’idée de ces gens n’est pas complètement absurde en soi. Se procurer, trier et mettre à disposition autant de musique quotidiennement représente énormément de travail et vouloir être rémunéré pour cela est tout à fait compréhensible. De plus, il y a une véritable demande. Nombreux sont les DJs qui n’ont pas un sou et qui voudraient tenter leur chance dans le circuit. Avoir accès à de telles bibliothèques permet quelque part d’éviter un éventuel clivage entre les DJs riches et pauvres sur le plan de la sélection, mais aussi sur le plan de la pratique, puisque la présélection que certains utilisateurs offrent fait gagner énormément de temps quand avant il fallait faire quotidiennement le tour de tous les labels connus + trouver les nouveaux labels prometteurs. Enfin, cela peut paraître trivial, mais ces gens font malgré eux la promotion des artistes dont ils proposent le téléchargement, rien ne vous empêche, donc, de rémunérer les artistes directement par la suite. La raison pour laquelle je suis plus frileux lorsqu’il s’agit d’encourager ceux qui monétisent leurs efforts de cette manière, comparativement à ceux qui proposent leurs bibliothèques gratuitement sur Soulseek ou DC, est que, d’une part, ceux qui le font gratuitement le font en général pour eux en premier lieu, puis ils partagent ensuite au monde le résultat de leur rigueur. Il me semble beaucoup plus sain d’encourager le partage, qui est à la base du P2P et de très nombreuses choses formidables sur internet, que de favoriser ceux qui centralisent les données pour s’enrichir. D’autre part, souvent les utilisateurs de ces sites internet vont être tentés de prendre un abonnement aux services de téléchargement. C’est plus pratique, puisque les téléchargements vont plus vite et qu’il est possible de profiter de ces services pour d’autres médias ensuite, mais dans ce cas il me semble que l’argent circule dans les mauvaises mains, car ni les artistes ni les “pré-sélectionneurs” ne sont rémunérés.

En conclusion, la façon dont vous vous procurez votre matériel sonore importe peu du moment que vous trouvez une méthode efficace qui permet d’alimenter adéquatement votre pratique. Soyez malins, soyez curieux et prenez du temps pour trouver ce qui vous plaît vraiment, pour ensuite mettre en place une stratégie qui vous permette de constituer votre bibliothèque au fil du temps. J’espère que ce guide vous aura donné de précieuses pistes ! Si vous voulez ajouter une information ou faire un commentaire, n’hésitez pas, c’est juste en dessous ! N’hésitez pas non plus à liker et partager car c’est votre soutien qui m’encourage à continuer 😉


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